Peinture biologique d’origine naturelle


Peinture naturelle

Les peintures biologiques commencent à faire leur entrée dans les grandes surfaces et intègrent les rayons de bricolage. Une question essentielle : Quelles sont les différences avec les peintures traditionnelles et en quoi sont-elles plus naturelles ?

 

Quelle est la composition des peintures biologiques ?

Les peintures biologiques ne comportent généralement pas – ou très peu – de résines d’origine pétrochimique. Celles-ci sont remplacées par des composants d’origine végétale ou minérale : chaux, silicate, protéine de lait (caséine), argile, huiles de lin, de ricin, de soja… Ces ingrédients sont dilués à l’eau ou, quelques fois, avec des huiles essentielles de pin ou d’agrumes (térébenthine). Pour leur apporter épaisseur et résistance, des charges minérales sont ajoutées, comme la craie ou la poudre de marbre. Enfin, les teintes sont élaborées à partir de pigments minéraux extraits de terres colorées, d’oxydes métalliques, d’ocres, d’argiles, d’ultramarines ou même de spinelles.

 

Les peintures peuvent donc ne pas contenir de produit chimique ?

Certaines peintures biologiques affichent 100 % d’ingrédients naturels, d’autres seulement 95 ou 99%. Ces dernières ont préféré conserver une part d’additifs de type alkydes, des sels métalliques afin d’obtenir un meilleur confort d’application, un temps de séchage plus rapide et une plus grande stabilité dans le temps.
A noter : Il faut éviter de confondre peintures « naturelles » et peintures « écologiques » (labellisées ou non), qui contiennent très peu de Composés Organiques Volatils (COV), mais qui ne revendiquent pas des composants d’origine naturelle. Ce sont en général des produits haut de gamme.
Bon à savoir : les peintures contenant des huiles végétales subissent forcément une transformation chimique.

Alors, les peintures biologiques émettent-elles des polluants ?

Il faut savoir que toutes les peintures, aussi naturelles qu’elles puissent l’être, contiennent et libèrent des COV, nuisibles pour l’environnement et la santé. Il est techniquement impossible de créer une peinture autrement ! N’oubliez pas d’ouvrir les fenêtres plusieurs jours après avoir peint, de façon à évacuer un maximum de COV. Ces peintures sont tout de même nettement moins polluantes que d’autres. Leur taux de COV ne dépasse pas 5 g/l (certaines en contiennent même moins de 1 g/l), alors que la loi autorise jusqu’à 30 g/l. Il est bon de savoir qu’après usage, les pots se jettent avec les déchets ménagers : pas besoin de les amener en déchetterie.

 

Les peintures biologiques sont-elles inoffensives pour la santé ?

Comme énoncé plus haut, une peinture contient des COV. Ce n’est donc pas parce qu’un produit est naturel qu’il est sans danger. Attention notamment aux terpènes, des hydrocarbures issus du pin ou des agrumes, qui servent souvent de liant : ils peuvent être allergisants. Autre cas, la chaux. Cette poudre calcaire entièrement naturelle peut être irritante. Les pots de peinture en contenant doivent d’ailleurs être apposées de l’étiquette Xi (un X signifiant le danger sur fond jaune, i pour irritant). Conseil : portez des gants lors de l’application de peinture.

 

Au niveau de la qualité, qu’en est-il par rapport aux autres peintures ?

Les peintures biologiques s’appliquent facilement, ont un bon pouvoir couvrant et sont lavables. Leurs couleurs, minérales et profondes, résistent bien aux changements de température et aux UV. Leur palette est pratiquement infinie puisqu’il est impossible d’obtenir un rouge vif, un vert pistache ou un jaune acide avec des pigments naturels. Les peintures d’origine naturelle dégagent peu d’odeurs, mis à part celles contenant des essences d’agrumes ou de pin ou de l’huile de lin et qui sont 100 % naturelles. Celles qui sont composées de chaux, d’argile ou de silicate de potassium permettant de réguler l’humidité intérieure. La seule imperfection à notifier est que les peintures naturelles mettent en général beaucoup de temps à sécher. Vous pourrez compter 6 heures en général entre chaque couche et même jusqu’à 12 heures pour certaines.

 

Les peintures biologiques ont-elles un label ?

Il existe différents labels plus ou moins exigeants attestant la qualité des peintures. Certaines portent le marquage « NF Environnement », d’autres l’ « écolabel », plus exigeant. Certaines peinture affichent même le label européen « Natureplus ». Ce dernier est délivré aux produits de construction et d’aménagement soumis à des contrôles environnementaux, sanitaires et qualitatifs stricts. Pour finir, les labels « Peinture Nature » ou « Pure », décerné par Ecocert, il certifie que 100 % des ingrédients sont naturels. S’il n’y a pas de label visible, lisez attentivement la liste des composants.

 

Bon à savoir :

  • Le terme « naturel » ne doit être utilisé que pour un produit peu transformé et contenant au moins 95 % de composants naturels d’origine. C’est ce que demande la réglementation. Dans les faits, c’est loin d’être cela. Un conseil : bien lire l’étiquette et ce qu’il y a d’écrit sur le pot de peinture (label, liste des composants…).
  • La mention « Sans COV » est autorisée dès lors que le taux de COV est en-dessous de 5 g/l.
  • Le pic d’émission de COV contenus dans une peinture est réalisé trois jours après son application.
  • Les peintures mates contiennent en général moins de COV que les peintures satinées ou brillantes.
thibaud.durand90@gmail.comPeinture biologique d’origine naturelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *